Email light ou comment alléger vos campagnes d'émailing ?
Par Crm Sambotte le vendredi 21 mars 2008, 09:53 - Communiqués - Lien permanent
Voici quelques nouvelles recettes pour des campagnes emails allégées, loin des spams massifs indigestes qui restent sur l’estomac - tant des victimes qui les consomment que des émetteurs ou routeurs qui doivent, eux, avaler plaintes et récriminations.
Il y a quelques années était sorti un film dont le titre, Vous avez reçu un message
, n’a plus guère de sens aujourd’hui. Vous
avez reçu 628 messages (dont 627 spams)
serait plus crédible. Les
pratiques autour de l’email sont parfois tellement douteuses que je ne
serais pas surpris de voir apparaître prochainement sur les courriers
électroniques un avertissement menaçant : A lire avec modération
, puis
un peu plus tard une tagline lugubre: “Attention, ouvrir cet email
tue”. Halte là ! Cessons l’inondation, le raz de marée de campagnes
aussi indigentes qu’irrespectueuses et pratiquons ensemble l’Email
Light.
Qu’est-ce que l’Email Light ? Il est à l’email ce que la
cuisine moderne est au pâté de foie en croûte. Moins riche, moins
goûteux/coûteux, mieux présenté, plus sain, plus beau, apprécié des
gourmets et décrié des sots. Car certes, les techies feront la fine
bouche. En effet l’Email Light n’embarque ni vidéo tapageuse, ni flux
RSS à rallonge. Il présente le message dans une certaine simplicité qui
en fait mieux ressortir la saveur substantielle.
Email light ou comment alléger vos campagnes d'émailing ?
Voici quelques nouvelles recettes pour des campagnes emails allégées,
loin des spams massifs indigestes qui restent sur l’estomac - tant des
victimes qui les consomment que des émetteurs ou routeurs qui doivent,
eux, avaler plaintes et récriminations.
Voici donc l’Email Light en 10 préceptes. 5 sont destinés aux
émetteurs (les méchants). 5 sont destinés aux récipiendaires (les
gentils). C’est que, contrairement aux apparences, la responsabilité du
spam est plus partagée qu’on ne croit. La preuve évidente en est que si
les gentils n’ouvraient jamais les spams, il n’y aurait pas de spam.
Méchants, pratiquez l’Email Light !
Vous
êtes responsable commercial ou marketing et vous avez un objectif clair
: trouver de nouveaux clients, puis les fidéliser. Vous avez lu que
l’emailing est le média le plus utilisé désormais pour la conquête et
la fidélisation, et allez donc. Vous achetez une base de 150 000
adresses vendue à la Fnac sur CD au fond d’un rayon dans l’ombre. Puis,
muni de votre précieuse acquisition, vous concoctez hâtivement un
magnifique message publicitaire en flash dans lequel, en vrac, vous
vantez vos dernières signatures, la promo du mois (-40%) et l’article
de presse du mois précédent. Vous envoyez le tout via le send mail de
votre hébergeur (lequel vous signale en passant que votre contrat n’est
pas prévu pour un emailing massif). Mauvaise surprise: seuls 30% des
emails sont parvenus. Le taux de désinscription est faible, seulement
15% (”quoi, c’est élevé?”). Mais vous avez la liste de ceux qui ont
ouvert l’email. Alors vous attendez l’inévitable flot d’appels et de
commandes… qui ne vient pas. Fâché, vous décidez que, désormais, vous
n’écouterez plus les gourous du marketing.
En attendant, vous
avez perdu de l’argent et du temps, et vous avez écorné votre image. En
pratiquant l’Email Light, devenez un gastronome de la communication.
1-
Ne mélangez pas les ingrédients au hasard… N’envoyez pas le même
message à vos clients et à vos prospects. Pour les uns, préférez une
newsletter sans ostentation. Vous y mettrez des informations qui les
intéressent. Pour les autres, préférez une promesse courte et tonique.
2-
Choisissez des produits frais… N’achetez pas vos bases n’importe où.
Passez par un broker ou un propriétaire de base. Leurs adresses sont
généralement vérifiées, la provenance validée. Comptez 10 à 20 centimes
pour une location et 1 à 2 euros l’unité à l’achat. Tout prix inférieur
est douteux. Il n’y a pas plus de miracle dans l’emailing que dans la
cuisine: la qualité se paie. Idem pour l’outil de routage : choisissez
un prestataire professionnel, ou un logiciel SaaS payant. Le routage
est généralement d’un prix marginal dans un budget emailing, alors que
la qualité de l’outil a un impact important sur le taux de
délivrabilité. Ne lésinez donc pas sur le budget de routage.
3-
Un peu de persil, une touche de cumin… Personnalisez les messages et
insérez du texte. Les anti-spams reconnaissent aisément les emails
envoyés en masse avec un en-tête non personnalisé. De même, ils
classent systématiquement en liste rouge les courriers “uniblocs”
constitués d’une seule image. Que diriez-vous, après tout, si au
restaurant on vous servait un plat cuisiné réchauffé au micro-ondes,
présenté dans son emballage plastique?
4- Espacez les plats… Vos
clients attendent de vous une certaine régularité dans vos
communications, mais gare au harcèlement. Quand aux prospects, des
relances systématiques sont le plus sûr moyen d’être signalé au FAI,
lequel se fera un devoir de vous blacklister.
5- Servez chaud…
Ne laissez pas vos listes de clics refroidir. Avant même l’envoi de
l’email, organisez les relances pour qu’aucun clic ne soit oublié. Vous
constaterez alors que, fort des contacts utiles générés, vous n’avez
pas besoin d’envoyer la deuxième vague d’emails si vite que vous
l’aviez imaginé.
Gentils destinataires, pratiquez l’Email Light !
La
chasse aux spams est ouverte… Il existe de nombreux moyens d’évacuer
facilement les emails trop agressifs et de ne pas rater les courriers
importants. En voici 5 des plus redoutables.
1- Certains FAI
sont plus efficaces que d’autres dans la chasse au spam. Parmi les FAI
grand public, Free et Yahoo ont une réputation de solide intransigeance.
2-
Créez des adresses email secondaires, que vous utiliserez pour remplir
certains formulaires sur les sites publics ne nécessitant pas votre
adresse perso. Il est probable que ces messageries secondaires seront
rapidement inondées de spams. Au moins n’aurez-vous pas communiqué
votre adresse principale.
3- Certaines messageries, comme Gmail,
laissent passer peu/moins de tracts idiots. Si vous ajoutez un bon
anti-spam comme Norton, vous n’aurez pas besoin des spam-killers comme
Mailinblack, au demeurant très efficaces, parfois trop efficaces.
4-
Ne cliquez pas à la file sur les nouveaux emails parvenus dans votre
boîte, repérez les courriers louches. Classez-les immédiatement dans la
catégorie spam, si besoin avec un clic droit (Outlook). Sachez que
quand vous ouvrez un email massif, vous êtes immédiatement repérés,
classés, répertoriés… Mais si vous avez bien lu le chapitre ci-dessus,
le volume d’informations à traiter par le prestataire est tel que votre
acte est généralement noyé dans la multitude. Attendez-vous quand même
à recevoir d’autres emails en nombre.
5- Si, malgré toutes ces
mesures, vous avez quand même reçu puis ouvert un pourriel (= courrier
électronique pourri), n’hésitez pas à vous désinscrire. Contrairement à
ce qu’on en pense, la plupart des prestataires sont très attentifs au
respect des règles de déontologie sur l’acheminement des messages. De
même qu’un postier ne dépose pas de brochure publicitaire dans une
boîte aux lettres portant une étiquette qui les refuse, un routeur gère
les désinscriptions avec beaucoup de soin. Ses relations avec les FAI
en dépendent.
Bonne dégustation et bonne chasse.
Philippe Guihéneuc
Directeur HIGHBURRY
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